Qui sommes-nous?

Une petite communauté chrétienne, composée de paroissiens et d'ancien paroissiens du Divin Sauveur. Habitants et habitantes d'un même quartier, nous avons gardé le
contact au fil des années, toujours heureux de nous retrouver pour partager la Parole et célébrer ensemble.

Après quelques années de léthargie de notre site «  Paroisse du Divin Sauveur », nous avons décidé de le réactiver, au départ de trois composantes :
la Communauté, l'Evangile et l'église.

Dans la partie « Communauté » , vous trouvez cette courte présentation et une page d'histoire,

Dans la partie « Evangile en partage », vous découvrirez « Le Coin de Dorothée ». Qui est Dorothée ?
Bibliste, aumônière à la Clinique du Parc Léopold, paroissienne du Divin Sauveur, Dorothée nous a familiarisés avec les textes bibliques. De plus, elle nous envoyait les écrits qu'elle destinait, chaque dimanche, aux patients visités. Elle est aujourd'hui décédée, mais ses textes demeurent et nous donnent des clés pour mieux comprendre l'Evangile et en vivre. Ne voulant pas laisser ce trésor enfoui dans notre mémoire informatique, nous avons souhaité le partager avec vous au fil de l'année liturgique.

Enfin dans la partie « église », Marcel, auteur d'un important ouvrage sur notre paroisse, nous en fait découvrir l'historique, les vitraux et les oeuvres d'art.


Nous vous souhaitons une heureuse découverte de notre site !


Marie-Rose Warichet


Pour toute question ou toute demande,
vous pouvez vous adresser à Robert et Marie-Rose Warichet :
robert.warichet@belgacom.net





Une page d'histoire

ÉCRITURES ANCIENNES – LECTURES NOUVELLES

A la paroisse du Divin Sauveur, on a toujours ouvert les Ecritures saintes. Il y a toujours eu des personnes qui aimaient le faire. Certains de par leur fonction, des prêtres par exemple; d'autres avaient pris goût à telle ou telle de leurs pages; et la communauté rassemblée écoutait dimanche après dimanche les lectures prescrites avec des oreilles plus ou moins attentives.

A-t-elle pu prendre conscience que ce qui la convoque, en tant que communauté paroissiale, ce sont bien les Ecritures ? C'est-à-dire des paroles, parfois étranges, que nous croyons divines tout en s'adressant à nous par des médiations humaines. Les Ecritures que Jésus a ouvertes aux disciples en chemin, celles donc que ses prédécesseurs avaient écrites; mais aussi les secondes Ecritures dont les écrivains ont relu les premières pour dire leur foi en Jésus, le Christ, mort et ressuscité, lui qui "avait parlé comme jamais homme n'a parlé".

Oui, ce sont ces Ecritures inséparables qui nous convoquent, non seulement à "la table de la Parole", mais aussi à celle du "Pain", jusqu'au cœur de nos assemblées, quand est prononcé, une nouvelle fois, non pas une "formule magique", mais le récit de la Cène du Seigneur. Paroles fortes comme celle dont nous lisons qu'elle est devenue chair. Chair et sang, corps.

Un regard sur l'histoire de l'Eglise, - histoire qui est aussi la nôtre -, suffit pour poser la question : les Ecritures, est-ce qu'elles ne divisent pas aussi ? Non seulement parce qu'en elles-mêmes elles charrient des contradictions. Nous ne pouvons oublier que
leur lecture a été l'enjeu de la Réforme du 16e siècle, de la Contre-Réforme qui a
suivi, de la crise moderniste au début du siècle dernier. Et aujourd'hui encore, le besoin d'utiliser des textes bibliques dans des luttes d'influence et des conflits de pouvoir n'a pas tout à fait disparu, même dans les rapports intra-ecclésiaux. On dira d'un côté que l'Eglise, soumise à la Parole de Dieu, ne se considère pas autorisée à… et de l'autre côté, on renverra à l'attitude de Jésus en tant qu'opposant aux autorités religieuses de son temps. – Mais les paroles de Celui qui est devenu lui-même "la pierre rejetée par les bâtisseurs" doivent-elles servir à devenir en nos mains des pierres que nous nous lancerions à la tête les uns aux autres ? Ou choisirons-nous de nous laisser désarmer par elles comme leur Maître s'est laissé nourrir par leur seule force de résistance au mal ?

C'est encore l'histoire, lointaine et actuelle, qui nous montre que cela ne va pas de soi. Et surtout, cela ne va pas tout seul, mais avec d'autres. Lire les Ecritures pour les recevoir, les uns des autres, comme une bouchée de pain qui peut nourrir notre vie, ce que nous faisons, ou ne faisons pas, au jour le jour.

Au Divin Sauveur, ce désir a commencé à se concrétiser il y a quelques années. D'abord dans les réunions hebdomadaires ayant pour but final de préparer la liturgie dominicale. Mais là, deux limites majeures se sont manifestées au fil du temps : d'un côté le rythme serré de ces réunions, d'un autre le lieu qui rendait difficile l'accès de bon nombre.

Ainsi est née la proposition de lire ensemble des évangiles dans des maisons ouvertes par des habitants de nos quartiers à certains moments de l'année. Depuis trois ans déjà nous y travaillons avec l'audace de l'intuition qu'il nous faut aller dans ce sens-là. Ce n'est pourtant pas une solution de facilité et la fragilité des commencements est toujours là. Nous sommes fragilisé-e-s par notre incapacité de lire, par la tendance à projeter dans les textes ce qu'ils ne disent pas, par notre peur de dire ce qui ne convient pas, par nos ignorances, par notre conviction de déjà connaître, par le manque de personnes pouvant aider à faire toucher les multiples sens d'un texte sans les opposer les uns aux autres, par le manque de foi que tout cela, qui n'a aucune utilité, puisse faire son œuvre en nous, à notre insu.

Pour ma part, je suis convaincue que c'est là une manière de continuer à écrire l'histoire de notre communauté qui vivra, grâce à cette Parole et grâce à ce que nous ferons l'ayant vraiment entendue.


Dorothée Bauschke


 



                                                                                                                                                                                                    

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Mod . le 20/01/2024